Alando: Santa Maria Assunta

L’abside de Santa Maria Assunta se dresse, haute et altière, défiant le temps sur une plate-forme bordée de grands chênes. Construite de petites pierres, elle daterait du 9e siècle.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Alando
Chapelle:
Santa Maria Assunta
Pieve:
Bozio
Diocèse:
Aleria

Coordonnées Google Earth:
42°18'26.94"N 9°17'44.16"E
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Coordonées GPS:
42°18.445’ 009°17.743’
Altitude:
746 m

Carte IGN:
Monte d'Oro Monte Rotondo 4251 OT, point 4224,45-572,8 marqué anc. couvent

Accessibilité:
en voiture, sur la D 39 dans le haut du village, à  cà´té de l'ancien couvent

Modalités de visite:
accessible

Datation:
9e siècle
Dimensions:
environ 8 m x 3,60 m

Classement monument historique:
19.05.2014
26/05/2017:
19/05/2014

Galerie

Historique et description

Le petit hameau d’Alando ne compte actuellement que quelques habitants mais connut dans le passé des heures de gloire.
Il compte parmi ses enfants le célèbre Sambucuccio, qui en 1358 conduisit une révolte contre les féodaux de l’île et obtint le soutien de Gênes.
Il fut également le théâtre de violents combats entre Paoli et Matra en 1757.


A l’ombre de grands chênes et entre l’ancien couvent des Franciscains et le cimetière, s’élèvent les ruines de la chapelle romane Santa Maria Assunta.
L’abside, seule partie qui subsiste, est étroite et haute. Les pierres qui la composent, sont de petites dimensions et assez grossières, certaines sont travaillées dans le sens du fil et d’autres portent les traces d’un outil laissant des tries parallèles.
Cette technique de construction pourrait dater du 9e siècle.
La fenêtre centrale de l’abside est surmontée d’une archivolte échancrée taillée dans un bloc irrégulier.
Les angles nord-est et sud-est sont en place amorçant les murs latéraux qui ne sont plus conservés.
La largeur de l’édifice est de 3,60 m pour une longueur inconnue, peut-être environ 8 m si l’on en juge par l’espace disponible sur la plate-forme.
L’arc triomphal est formé de claveaux étroits et allongés.
Au-dessus du mur fermant l’abside, on aperçoit le départ de la voûte en cul de four.


L’intérieur était peint selon Mgr Mascardi dans sa description de 1589 : « ses murs sont peints en partie et ne comportent pas de fenêtres, il y a deux portes et l’autel est sous une abside peinte ».
Bessières nous laisse un croquis de la chapelle en 1856 ; l’abside retient toute son attention ainsi que le fronton est surmonté d’un clocheton abritant deux cloches. Le toit semble en place ainsi que le mur nord (et l’un des chênes actuels) ce que confirme un croquis de Gaubert mais avec une divergence concernant la toiture.

En 1865, l’église du couvent devient paroissiale et la chapelle romane est alors abandonnée.


Aujourd’hui, les murs latéraux ont été consolidés et l’abside murée. Une statue de la Vierge trône dans la partie supérieure. L’endroit est majestueux malgré l’état de la chapelle et, par temps dégagé, la vue doit être superbe.

Bibliographie

Bessières, Manuscrit, 1856, Bibliothèque de Bastia
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t. 1 p. 25, t. 2 p. 312

Internet


coggia.com/coggia-sagone/dossiers/Gaubert : Gaubert, Recherches sur les origines de la Corse par les monuments (d’après les dessins pris sur place dans les années 1886-1889), planche XXV