Sant' Andrea de Cotone: Maria

Les ruines de la chapelle se situent à 200 m de l’église San Giuliano sur la commune du même nom sur un petit poggio boisé. L’abside et une partie des murs nord et sud attestent d’une datation du 9e siècle.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Sant’Andrea de Cotone
Chapelle:
Santa Maria
Pieve:
Campoloro
Diocèse:
Aleria

Coordonnées Google Earth:
42°18’36.46’’N 9°28’52.04’’E
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Coordonées GPS:
42°18.606’N 9°28.867’E
Altitude:
315 m

Carte IGN:
Cervione 5354 OT, à l’ouest du point 4227-587,8 marqué Eg Rnee

Accessibilité:
dans une boucle de la D517 allant de Cotone à la plaine ; longer l’église ruinée par le côté nord et monter 200 m par un sentier situé plein ouest

Modalités de visite:
accessible

Datation:
9e siècle
Dimensions:
14,40 m x 5,67 m

Classement monument historique:
non
29/06/2017:
10/05/2016

Galerie

Historique et description

Les ruines de cette église dite Nunziata, mais dont le vocable est incertain, sont dissimulées sous de grands arbres à quelques centaines de mètres plus haut que l’ancienne église paroissiale San Giuliano. Le culte de la Nunziata ne s’étant répandu en Corse que vers le 15e siècle, il se pourrait donc que, primitivement, l’église soit dédiée à Santa Maria Assunta.

C’est l’abside que l’on découvre en premier lieu émergeant un peu de la végétation. Construite de petites pierres cassées avec, par endroits des blocs plus grands, elle présente de sérieuses lézardes (visibles à l’intérieur). Les éléments de la fenêtre absidiale ont été arrachés laissant un grand trou béant. Cette dégradation a dû survenir après 1967 car Geneviève Moracchini-Mazel note que la fenêtre extérieure de l’abside est surmontée d’une archivolte en forme de section de circonférence sans décor.

Le mur nord est relativement bien conservé jusqu’à la hauteur de la toiture. Ici aussi, on a démonté sans beaucoup de soin l’encadrement de la porte et toute la partie supérieure y compris la petite fenêtre latérale. Du mur sud, il reste surtout la partie vers l’ouest. Quant au mur occidental, il n’est conservé que sur un petit mètre de haut, mais suffisamment pour avoir gardé le seuil de la porte centrale. Les angles sont renforcés par des dalles plus importantes et les trous de charpente résultent de l’écartement des pierres.

La nef unique se termine par une abside voûtée en cul de four. Elle atteint 14,40 m de long pour 5,67 m de large et était éclairée par deux petites fenêtres étroites percées dans les murs nord et sud. Il ne reste que le départ de l’arc triomphal du côté nord et, curieusement, un mur vient fermer l’abside. Ce mur a visiblement été construit plus tard car il n’est pas chainé. L’arc triomphal compte encore trois claveaux en place : un grand entouré de deux plus minces. On peut supposer que cette alternance se répétait sur tout le pourtour.

Pour Geneviève Moracchini-Mazel, l’appareillage des murs place cet édifice parmi ceux qui furent construits au 9e siècle.

Mgr Mascardi l’a visitée en 1589 et note qu’elle est située dans un lieu montagneux et champêtre ; elle a un toit en charpente ; sans doute deux portes détruites ; le maître-autel, dépourvu de tout ce qui est nécessaire, est placé sous une voûte peinte ; il y a un autre autel contre le mur du côté de l’évangile.

 

Sa proximité, 200 m environ, avec l’ancienne église paroissiale San Giuliano intrigue mais ce n’est pas un cas isolé. Peut-être les deux édifices n’ont-ils pas été en service en même temps, Santa Maria pouvant être plus ancienne.

La situation est très belle car, à l’époque, la vue devait être dégagée.

 

Bibliographie

Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t.2 p. 304