Aregno: San Quilico

Aujourd’hui en ruines, la chapelle San Quilico porte les traces de remaniements ; sa construction remonte au 10e siècle comme on peut le voir à l’appareillage de gros blocs soigneusement taillés avec une alternance de pilastres et de contreforts.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Aregno
Chapelle:
San Quilico
Pieve:
Aregno
Diocèse:
Aleria

Coordonnées Google Earth:
42°34'54.93"N 8°53'31.35"E
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Coordonées GPS:
42°34.914’ 008°53.513’
Altitude:
200 m

Carte IGN:
Calvi 4149 OT, lieu-dit Arca, point 4252,9-537,7

Accessibilité:
Sortir d'Aregno par la D 551 vers Algajola. La chapelle est à  côté d'un parking

Modalités de visite:
accessible (ruines)

Datation:
10e siècle
Dimensions:
11,60 m x 5,38 m

Classement monument historique:
non
28/06/2017:
15/09/2013

Galerie

Historique et description

Les ruines de la chapelle San Quilico se dresse sur une petite plate-forme en contre-bas du village à côté d’un parking aménagé par la Commune.
Le toit a disparu mais l’abside et les murs s’élèvent encore sur deux mètres de haut. L’état de conservation permet de voir que l’édifice a été remanié et l’abside complètement refaite pour présenter une voûte à lunettes.
Construite de blocs de granit polychrome, la chapelle est à nef unique de dimensions modestes (11m60 x 5,38 m). Les piliers et pilastres semi-engagés scandent les murs, tout comme à San Giovanni Batista de Marsolino.
Le mode de construction est d’ailleurs tout à fait comparable : des gros blocs ajustés avec des bourrages de fragments de briques ou de tuiles. Certains de ces blocs ont été utilisés dans la construction postérieure. Les trous de charpente ont été aménagés en décalant les blocs.
Avant d’être abandonnée au 18e siècle, elle servait d’église paroissiale et son état en 1589, n’était pas fameux : « le toit laisse passer la pluie et menace ruine…les murs sont construits en pierre solides dans lesquelles il y a des trous (de charpente) ; elle a une seule porte de façade…l’autel est sous l’abside…le mur placé à gauche de celui qui entre menace ruine mais l’autre a été réparé l’an dernier ; il y a un campanile en arcade sans cloche car les deux cloches sont brisées »(rapport de Mgr Mascardi).
Dans le village, une maison a englobé dans son perron des pierres sculptées qui, d’après la tradition orale, viendraient de l’église San Quilico et qui auraient pu orner l’abside.

Bibliographie

Istria D., Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse, XIe-XIVe siècle, 2005, p. 432
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t. 2 p. 343