Cargèse Rondolino: Santa Maria

L’ancienne chapelle Santa Maria n’est plus qu’un tas de pierres caché derrière l’édifice actuel flanqué d’un haut campanile. Elle prend place dans la série des quatre autres chapelles, toutes disposées sur la même D181 et distantes de quelques kilomètres seulement.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Cargèse-Rondolino
Chapelle:
Santa Maria
Pieve:
Paomia
Diocèse:
Sagone

Coordonnées Google Earth:
42°08'58.65"N 8°38'34.01"E
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Coordonées GPS:
42°08.980’N 008°38.565’E
Altitude:
459 m

Carte IGN:
Vico Cargèse 4151 OT, point 4202,85-520,32 marqué chapelle Ste Marie

Accessibilité:
en voiture sur la D 181 ; dans boucle de Rondolino, prendre le petit sentier qui mène à  l'église actuelle ; les ruines sont reprises en partie dans le mur nord de la chapelle actuelle

Modalités de visite:
accessible ruines

Datation:
Moyen-Age
Dimensions:
approximativement 8 m x 4,30 m

Classement monument historique:
non
16/12/2017:
19/09/2016

Galerie

Historique et description

Le hameau de Rondolino est logé dans une boucle de la D181. La chapelle actuelle, flanquée d’un campanile, se dresse sur une plate-forme en surplomb et en léger retrait de la route et cache un grand amas de pierres dans lequel il faut voir les vestiges de l’ancienne chapelle Sainte Marie. A première vue, ce tas de pierres semble informe mais en regardant attentivement, on peut en discerner certains éléments.


Reprise en partie dans le mur nord de l’édifice actuel, construit perpendiculairement aux ruines, l’ancienne chapelle devait atteindre, très approximativement, 8 m x 4,30 m si l’on en juge par le négatif laissé sur la plate-forme parfaitement plane.
Le mur sud est en partie englobé dans le chevet du nouvel édifice. Il serait intéressant de pouvoir entrer à l’intérieur de celui-ci pour en voir les détails. Une partie du mur nord est plus au moins en place vers l’angle de l’abside mais il a certainement bougé sous la pression des éboulis.
L’abside se devine par le tracé de quelques éléments émergeant des pierres mais c’est surtout par le côté est qu’elle se perçoit le mieux.
L’angle sud-est, lui aussi repris dans le mur de la nouvelle chapelle, est constitué de grandes dalles bien taillées et est conservé sur près de 2 m de haut. Il se prolonge par la courbe de l’abside dont le tracé se dessine sur la moitié de son développement.


Santa Maria faisait partie des nombreuses chapelles de la pieve de Paomia et fut investie par les Grecs qui dédièrent l’église à l’Assomption de la Vierge (selon Nicolaos Stephanopoulos qui reprend, en 1738 la nomenclature des édifices repris par les Grecs).
De quelle époque date ces ruines ? Il est difficile de se prononcer car il est plus que probable que les Grecs ont dû y apporter des modifications (par exemple l’angle sud-est englobé dans le mur de l’église actuelle) mais il est certain qu’un édifice existait à cet emplacement dès le moyen-âge. On peut encore voir d’ailleurs des blocs de cet édifice insérés dans le bas du campanile et dans les portiques d’entrée.

Bibliographie

Internet


Corsealbum, les chapelles de Cargèse