Castellare di Casinca: Santa Margarita

Petite chapelle en partie ruinée dominant l’entrée de Castellare.
Transformée au cours des siècles, elle pourrait remonter à l’époque préromane.
Elle fut l’église paroissiale du milieu du 16e siècle jusqu’au cours du deuxième quart du 18e siècle.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Castellare di Casinca
Chapelle:
Santa Margarita
Pieve:
Casinca
Diocèse:
Mariana

Coordonnées Google Earth:
42°28'01.48"N 9°28'20.72"E
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Coordonées GPS:
42°28.022’ 009°28.333’
Altitude:
164 m

Carte IGN:
Vescovato 4349 OT, village de Castellare di Casinca, en face de la Mairie, point 4244,3-587,2

Accessibilité:
en voiture ; dans le village de Castellare, dominant la place Sainte Marguerite

Modalités de visite:
propriété privée ; mais l'édifice se voit de la mairie

Datation:
9e -10e siècle
Dimensions:
13,20 m x 6, 45 m

Classement monument historique:
-
28/04/2017:
22/10/2012

Galerie

Historique et description

Santa Margarita, ancienne église paroissiale de Castellare, émerge des toitures car elle est érigée sur une éminence, en face de la mairie.
Située dans une propriété privée, on peut apercevoir qu’elle a perdu sa toiture mais que les murs sont encore bien en place.
Elle a connu de nombreuses transformations, sans doute certaines à une époque ancienne. L’abside, par exemple, a disparu et un mur ferme l’arc triomphal composé de beaux claveaux réguliers. Le fronton est, au-dessus de l’arc triomphal, a été reconstruit avec des pierres disparates. La porte latérale sud est très soignée : surmontée d’un linteau monolithe en bâtière, un des piédroits est composé d’une grande pierre monolithe ; près de la porte, une chapelle latérale, débordant sur l’extérieur, est soulignée d’un arc en plein cintre formé de beaux claveaux. La porte du mur nord a été murée : on en voit encore le contour dans le mur intérieur tandis qu’à l’extérieur, l’arc en plein cintre est toujours en place. Des fenêtres en meurtrières étaient disposées dans la partie supérieure des murs : 2 au sud (dont l’une a été agrandie), une au nord (murée). La façade occidentale présente une croix ajourée, comme le fronton est surmonté d’un clocheton, et une porte surmontée par un simple arc monolithe.
Les angles de la construction sont composés de grandes pierres alors que le reste de l’édifice est composé de petites, voire même très petites pierres non taillées ; des blocs plus soignés apparaissent çà et là. On peut donc y discerner les différents types de construction utilisés au cours du Moyen Age.
L’édifice, de 13,20m x 6,45m, comporte des parties anciennes, préromanes peut-être selon Geneviève Moracchini-Mazel. On pourrait la dater des 9e ou 10e siècle.
On compte une dizaine de sanctuaires du 10e siècle dédié à Sainte Marguerite, originaire d’Antioche et martyrisée sous Dioclétien.

Bibliographie

Moracchini-Mazel G., Corsica Sacra, 2004, p. 170-171
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t. 2 p. 225-226

Internet


Culture.gouv.fr/public/mistral.merimee_fr