San Giuliano: S Antone Abbé

Relativement bien conservée, la chapelle Sant’Antone a été remaniée à diverses reprises. La base des murs, tout particulièrement de l’abside, induirait une datation ancienne, sans doute paléochrétienne. Des réfections portent la marque des 11e-12e siècles. A voir non loin de là, la maison forte e Casele du 16e siècle.

Situation géographiqueImprimer

Village:
San Giuliano
Chapelle:
Sant’Antone
Pieve:
Campoloro
Diocèse:
Aleria

Coordonnées Google Earth:
42°17’35.25’’N 9°31’57.97’’E
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Coordonées GPS:
42°17.589’N 9°31.966’E
Altitude:
30 m

Carte IGN:
Cervione 4351 OT au nord de la rivière Aleani point 4225,2-582,1 marqué chelle Sant’Antone

Accessibilité:
Cervione 4351 OT au nord de la rivière Aleani point 4225,2-582,1 marqué chelle Sant’Antone

Modalités de visite:
accessible ; en bordure d’une propriété privée

Datation:
Moyen Age, 17e siècle
Dimensions:
14 m x 7,20 m

Classement monument historique:
inv. préliminaire
27/04/2017:
12/05/2016

Galerie

Historique et description

Une chapelle Sant’ Antonio est citée par Mgr Mascardi en 1589 : l’église paroissiale de Sant’Antonio de Quiliaci et de Cottini est située dans un endroit montagneux entre ces localités ; elle a un toit en charpente ; ses murs sont peints d’images diverses ; elle a trois portes ; son autel est placé sous une abside, il y a un baptistère de forme ronde au milieu de l’église.

Les noms de Quiliaci et Cottini correspondent sans doute aux appellations actuelles de Chigliacci et Cottone, villages situés dans un relief  accidenté mais, de ce côté,  aucune trace d’édifice ancien ne semble avoir été retrouvée.

Une chapelle Saint Antoine Abbé apparait, quant à elle, dans la base Mérimée qui nous apprend que : « l’édifice a été construit à l’emplacement d’une église paléochrétienne, selon des travaux historiques. Bénéfice ecclésiastique simple au 15e siècle, ermitage au 17e siècle, il est remis en état au cours de cette période et pourvu de tout ce qui est nécessaire au culte. Dans le troisième quart du 18e siècle, il est rattaché à la mense épiscopale d’Aleria. En 1778, il sera érigé en canonicat. »

A l’heure actuelle, l’édifice est fortement ruiné : il n’a plus de toit et la façade occidentale a complètement disparu. Il n’en reste que l’arase.

Quant aux murs latéraux, ils portent les traces de nombreuses réfections. Seules les premières assises sont sans doute d’origine : faites de petits blocs pas toujours taillés ou sommairement, ils sont agencés plus ou moins régulièrement. Ce mode de construction se voit particulièrement bien à la base des murs latéraux et sur l’extérieur de l’abside dans la partie sous la fenêtre absidiale simplement surmontée d’un linteau rectangulaire. Des dalles plus larges viennent renforcer les angles. Une porte est encore en place sur le côté sud et un clocheton à arcade a été ajouté sans doute au 17e siècle.

La nef unique, de 14 m sur 7,20 m se termine par une abside voûtée en cul de four avec un arc triomphal composé de beaux claveaux.

Le mode de construction de la base des murs trahit une époque préromane ou même paléochrétienne tandis que l’arc triomphal de l’abside est conforme aux constructions des 11e – 12e siècles.

A 1,5 km de là à vol d’oiseau, se dresse la maison forte a Casele entourée d’une chapelle et de dépendances. La maison forte est assez impressionnante : elle a été construite après 1588 après autorisation du sénat de Gênes par le notable bastiais Pier Giovanni Casella, fermier général des dîmes de l’évêché d’Aleria. Le tout se dresse actuellement dans une plantation de kiwis.

Bibliographie

Moracchini-Mazel G., Les églises romanes en Corse, 1967, t. 2 p. 305 simple mention

Internet

Culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr