Linguizzetta: Paolo di Verde

De l’ancienne église piévane San Paolo di Verde, il ne reste que quelques pans de murs englobés dans une maison en ruines. Seul élément intéressant : une pierre sculptée, dépassant du mur, évoque les traits d’un visage.

 

Situation géographiqueImprimer

Village:
Linguizzetta
Chapelle:
San Paolo di Verde
Pieve:
Verde
Diocèse:
Aleria

Coordonnées Google Earth:
42°15’22.30’’N 9°28’27.73’’E
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Coordonées GPS:
42°15.380’N 9°28.453’E
Altitude:
216 m

Carte IGN:
Cervione 4351 OT point 4221,1-589,2 marqué San Paolo

Accessibilité:
sur la D42 qui descend de Linguizzetta vers la plaine prendre un petit chemin de terre

Modalités de visite:
maison abandonnée

Datation:
9e-10e siècle (Moracchini-Mazel); 12e siècle
Dimensions:
église transformée en maison

Classement monument historique:
24/08/2017:
05/08/2016

Galerie

Historique et description

Le site de San Paolo est intéressant mais cet intérêt est surtout historique.

En effet, l’ancienne église piévane San Paolo a été transformée en maison ce qui en perturbe le plan. Elle a été ensuite abandonnée ce qui a provoqué l’effondrement partiel des murs latéraux.

Geneviève Moracchini-Mazel note pourtant que le petit appareil des murs nord et sud démontrait une époque voisine du 9e ou 10e siècle avec peut-être des reprises postérieures aux angles avec des dalles de revêtement plus grandes.

Elle ajoute qu’une importante nécropole paléochrétienne entoure l’édifice comme en témoignent les briques qui sont sorties de terre sur au moins 2 hectares au moment de la plantation de vignes.

Sur place actuellement, il est difficile de se faire une idée du plan de l’église qui aurait peut-être eu un largeur maximale de 7,80 m pour une longueur approximative de 16 m. L’abside a complètement disparu remplacée par un mur plat. Seule petite caractéristique : une petite pierre sort encore du mur sud. On peut y reconnaitre le reste d’un visage humain. Lors du passage de Geneviève Moracchini-Mazel, il y en avait encore deux car elle écrit : “dans le mur latéral sud, on remarque deux petites stèles grossièrement épannelées en forme de figure humaine (un homme et une femme semble-t-il), élément dont il est particulièrement intéressant de signaler la présence sur une église piévane”.

Ce type de sculpture ne se retrouve pas uniquement sur les églises piévanes et donne à cette pauvre ruine un élément important la rapprochant de chapelles comme la Tribuna à Prato di Giovellina, San Rainiero de Montemaggiore ou encore Santa Margarita de Sorio.

L’édifice était déjà en ruines en 1589 comme le signale Mgr Mascardi : elle est presque détruite et sans fermeture. Ce n’est que plus tard que les murs ont été récupérés pour l’installation d’une maison.

Bibliographie

Istria D., Pouvoirs et fortifications dans le Nord de la Corse XIe-XIVe siècle, 2005, p.122, 124
Michel F., Pasqualaggi D., Carte archéologique de la Gaule, la Corse, 2013, p. 222
Moracchini-Mazel G., Corsica Sacra, 2004, p. 236
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t.2 p. 305