Lucciana: San Michele

Perdue dans les fougères et les châtaigniers, la chapelle Saint Michel est érigée sur une petite-plate-forme en face du village de Lucciana, à mi-pente du col du Campo.
Elle est recouverte de lierres qui lui font comme une chevelure pour remplacer la toiture écroulée.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Lucciana
Chapelle:
San Michele
Pieve:
Mariana ou Saint Appien
Diocèse:
Mariana

Coordonnées Google Earth:
42°32’31.29"N 9°24’54.21"E
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Coordonées GPS:
42°32.523’N 9°24.905’E
Altitude:
309 m

Carte IGN:
Vescovato 4349 OT, au sud du village, point 4252,6-580,7 marqué chap. San Michele

Accessibilité:
difficile car sentier non dégagé

Modalités de visite:
accessible ruines

Datation:
9e ou 12e siècle ; réfections
Dimensions:
8,45 m x 4,60 m

Classement monument historique:
28/04/2017:
23/09/2015

Galerie

Historique et description

Si la chapelle Saint Michel se situe sur le versant faisant face au village de Lucciana, il n’est pas aisé pour autant d’y accéder à travers fougères et ronces.
Elle est pourtant là, dressée sur un petit promontoire à mi-pente vers le col du Campo et couverte d’un énorme lierre qui lui fait une vraie chevelure !.
Les grands châtaigniers, certains victimes d’un feu de forêt, pourraient être un point de repère.


La végétation cache malheureusement certains détails du bâtiment qui porte les traces de différents remaniements.
La partie la plus ancienne se situe vers l’abside et plus exactement à l’angle sud-est et dans le bas des murs : on y discerne des petites pierres irrégulièrement taillées.
La porte sud est surmontée d’un linteau monolithe et une petite fenêtre meurtrière est visible sous la végétation près de l’angle sud-est.
L’abside semi-circulaire est percée d’une fenêtre centrale délimitée par des piédroits monolithes et d’une archivolte échancrée en plein cintre portant les traces d’un trait gravé. L’appareillage de l’abside n’est pas uniforme : on y constate un mélange de petites pierres avec quelques blocs plus importants disposés sans ordre apparent. Il pourrait s’agir de réfections.
La même constatation est valable pour le côté occidental doté d’une porte surmontée d’un imposant linteau supportant un arc de décharge à claveaux et un tympan nu. Le fronton porte encore la croix ajourée qui a disparu du côté est.
Le mur nord, sans aucune ouverture, est recouvert de crépi comme les murs intérieurs.
Au sud, deux marches donnent accès à la nef, de 8,45 m x 4,60 m, s’ouvrant sur l’abside voûtée en cul de four. L’arc triomphal est actuellement composé de briques rouges (une réparation du 20e siècle ?).
L’autel se trouve sous l’abside et la base de banquettes est encore visible le long des murs.


La chapelle Saint Michel est mentionnée dans un document de 1189, acte de donation signé par le comte Rainerus de Bagnaia portant sur deux édifices, Saint Michel et Saint Damien, à l’abbaye de la Gorgone. Donation confirmée par un acte de 1260.
On peut donc supposer que l’édifice est antérieur à la date du premier acte, G. Moracchini-Mazel le faisant remonter au 9e siècle.
Selon Mgr Marliani, la chapelle était dégradée en 1646.
Elle est en piètre état actuellement, envahie et menacée par la végétation.

Bibliographie

Istria D., Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse, XIe-XVIe siècle, 2004, p. 133, 339
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t. 2 p. 219-220
Scalfati S. P-P., Les relations entre la Gorgona et la Corse du XIIIe au XVe siècle, Cahiers corsica 84-85, 1980, p. 4, 10

Internet

Camuffo P., « Eglise de San Michele de Tassignano », Médiatheque culturelle de la Corse et des Corses, m3c.univ-corse.fr

France romane.com