Sa Maria di Lotta: San Giovanni Battista

La chapelle San Giovanni Battista est aujourd’hui une annexe du couvent San Giacinto. Elle n’a conservé que sa façade occidentale dont la porte est surmontée d’un linteau orné d’une belle croix. Joli motif en arête de poisson sur l’un des claveaux de l’arc.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Santa Maria di Lota
Chapelle:
San Giovanni Battista
Pieve:
Lota
Diocèse:
Mariana

Coordonnées Google Earth:
42°44'36.50"N 9°26'34.98"E
Afficher la carte Google

Coordonées GPS:
42°44.613’N 9°26.566’E
Altitude:
122 m

Carte IGN:
Bastia 4348 OT , lieu dit San Giacintu (à  l'ouest de Miomo) point 4276,4-578,7

Accessibilité:
en voiture ; au nord de Bastia ; à  la hauteur de Miomo, prendre la D 31 jusqu'au lieu dit San Giacintu

Modalités de visite:
dans la cour du couvent

Datation:
 : seconde moitié du 9e siècle (Moracchini), 12e-13e s. (Coroneo)
Dimensions:
largeur façade 8,14 m

Classement monument historique:
-
21/10/2017:
02/05/2013

Galerie

Historique et description

Jadis isolée, l’église San Giovanni Battista était placée à la croisée des chemins entre la montagne et la mer. Elle fut par la suite englobée dans les bâtiments d’un couvent dénommé San Giacinto.
Après la seconde guerre mondiale, des transformations ont eu lieu ayant pour but de faire de l’ancienne chapelle une annexe au couvent : les murs ont été surélevés et crépis, l’abside abattue. Elle fut reconstruite suite à un incendie.
Heureusement, il reste de cet édifice à nef unique une grande partie de la façade occidentale (largeur 8,14m).
La porte est surmontée d’un linteau reposant sur deux consoles. Ce linteau est orné d’une superbe croix et supporte un tympan nu et un arc en plein cintre dont certains claveaux sont gravés d’arêtes de poisson ou de traits imitant une division en claveaux plus minces.
De part et d’autre de la porte, en dessous du linteau, ont pris place deux cartouches rectangulaires. Les murs sont faits de pierres petites, longues et minces provenant de Brando. Cet édifice daterait sans doute de la seconde moitié du 9e siècle selon l’étude de G. Moracchini-Mazel, des 12e-13e siècle selon R. Coroneo.
Mgr Marliani mentionne, en 1646, que la chapelle ne servait plus que le jour de la Saint Jean car elle avait été remplacée par l’église San Martino devenue paroissiale.
Sur un chemin qui relie la chapelle au col Saint Jean, un rocher porte des gravures élémentaires qui pourraient être médiévales.

Bibliographie

Coroneo R., Chiese romaniche della Corsica, 2006, p. 170
Haute Corse, Gallimard, 2006, p. 160
Massiani St., La Corse et ses chapelles romanes, 1991, p. 33
Michel F., Pasqualaggi D., Carte archéologique de la Gaule, la Corse, 2013, p. 272
Moracchini-Mazel G., Corsica sacra, 2004, p. 227
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t. I p. 38, t. 2 p. 215
Saravelli F., Histoire d’une Pieve : Lota, 1965