Meria: San Martino di Pastina

Située sur une hauteur, la chapelle San Martino est émouvante malgré son triste état. L’abside présente un décor extérieur qui pourrait s’inscrire dans les premières manifestations d’un style qui s’épanouira dans le courant du 10e siècle pour G. Moracchini-Mazel, du 12e siècle pour R. Coroneo.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Méria
Chapelle:
San Martino di Pastina
Pieve:
Luri
Diocèse:
Mariana

Coordonnées Google Earth:
42°55'39.68"N 9°24'56.79"E
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Coordonées GPS:
42°55.667’ 009°24.945’
Altitude:
184 m

Carte IGN:
Cap Corse 4347 OT, à  l'ouest de Méria, point 4295,3-576,6 marqué San Martinu chap.

Accessibilité:
Sur la D35 en venant de la marine de Méria, avant l'embranchement vers le hameau de Pastina et un pont, prendre un petit sentier qui, anciennement, était bien marqué et qui conduit à  la chapelle après une bonne montée (10 minutes). Le tout est envahi par la végétation.

Modalités de visite:
accessible mais bon équipement (ronces).Ruines dangereuses

Datation:
Début du 10e s. (Moracchini), 12e s.(Coroneo)
Dimensions:
7,25 m x 4,50 m

Classement monument historique:
-
22/10/2017:
28/04/2013

Galerie

Historique et description

Appartenant à l’abbaye de la Gorgone et mentionnée dans une bulle du pape Innocent IV en 1251 et dans une de Paul III en 1538, la chapelle se dresse sur une hauteur en face du hameau de Pastina.
Elle est aujourd’hui dans un piètre état : elle est envahie par la végétation et son toit s’est écroulé. L’accès en est dangereux.
Son intérêt réside dans le décor extérieur de l’abside reposant sur un petit soubassement : sous le toit en teghie se dessine une corniche formée d’une double rangée de pierres mises en avancée et une succession de petits arcs en tuffeau reposant sur des petits piliers engagés. L’exécution en est assez maladroite. Peut-être faut-il y voir une réalisation antérieure aux décors qui fleuriront à San Michele de Sisco (1030) ou à San Quilico d’Olcani, pour ne reprendre que des exemples du Cap, ce qui impliquerait une datation du tout début du 10e siècle pour G. Moracchini-Mazel, du 12e siècle comme bien d’autres chapelles semblables pour R. Coroneo.
La fenêtre meurtrière de l’abside est aujourd’hui obturée ainsi que la croix ajourée du fronton est. La nef unique (de 7,25 m x 4,50 m) se termine par une abside semi-circulaire voûtée en cul de four. L’arc triomphal est formé de petites pierres plates. Un autel baroque ferme l’abside. Deux portes y donnent accès : l’une à l’ouest, l’autre au sud. Des remaniements, sans doute exécutés à l’époque baroque, sont visibles : contrefort sur le mur nord, fenêtre carrée au sud ainsi que le clocheton.
La chapelle, dont le décor de l’abside a été consolidé par la FAGEC, succède sans doute à un édifice antérieur. Sa situation dominant la plaine côtière lui a peut-être donné aussi un rôle de surveillance de la mer.

Bibliographie

Coroneo R., Chiese romaniche della Corsica, 2006, p. 127
Massiani St., La Corse et ses chapelles romanes, 1991, p. 32
Moracchini-Mazel G., Corsica Sacra, 2004, p. 296
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t. 2 p. 211, 428

Internet


Jalladeauj.fr
Histoire.du.nebbio