Palasca: Sa Maria Assunta

La longue église Santa Maria est aujourd’hui transformée en habitation.
L’ appareillage roman de belles dalles régulières est conservé sur une partie des murs sud et ouest. La porte occidentale est surmontée d’un linteau sculpté datant du 11e siècle comme l’édifice.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Palasca
Chapelle:
Santa Maria Assunta
Pieve:
Ostricone
Diocèse:
Mariana

Coordonnées Google Earth:
42°38’56.32"N 9°04’27.43"E
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Coordonées GPS:
42°38.934’N 009°04.467’E
Altitude:
16 m

Carte IGN:
Ile Rousse, 4249 OT, au sud du village de l'Ostriconi, lieu dit Pieve point 4262-551,3 marqué Anc. Chap.

Accessibilité:
en voiture ; dans la plaine de l'Ostricone. Sur la N 197 en venant d'Ile Rousse, avant le pont, prendre à  droite un chemin ; continuer vers le lieu-dit Pieve. Les vestiges de la chapelle sont englobés dans une maison sur un promontoire.

Modalités de visite:
Propriété privée

Datation:
3e quart du 11e siècle
Dimensions:
larg. 8 m, longueur env. 23 m

Classement monument historique:
-
28/04/2017:
10/10/2012 accueillis par Madame Filippi

Galerie

Historique et description

L’ancienne église Santa Maria surprend par ses dimensions.
Transformée en habitation rurale au 18e siècle et ayant connu de nombreux remaniements, il n’est pas aisé d’en connaître la longueur exacte (environ 20 m), la largeur étant de 6m. Des fenêtres ont été percées dans les murs et la porte occidentale a été déplacée. Mais avant cela, elle avait déjà subi des transformations, l’abside, notamment avait été démolie.
Le parement des murs révèle une construction soignée dont l’état originel s’aperçoit surtout dans la façade occidentale et dans la partie inférieure du mur nord. De ce côté, le soubassement est souligné par une moulure.
Les blocs de grandes tailles alternent avec de minces assises très régulières, le tout en joint vif et les trous de charpente sont dus à l’écartement des blocs dans les assises minces. Quelques pierres de couleur plus sombre ajoute un léger aspect de polychromie.
La façade occidentale présentait une porte à laquelle on accédait par quelques marches mais elle a été déplacée lors de la construction de l’escalier de l’habitation.
Au-dessus de la porte, un arc en plein cintre formé de claveaux repose sur un linteau sculpté : trois fleurs étoilées, un canard, un serpent ondulant entre des feuilles d’eau stylisées, deux plantes d’allure aquatique, une poule d’eau, le tout entouré d’une moulure comparable à celle du linteau de Casalta.
Le mur nord est moins bien conservé. On y observe une porte base au linteau en bâtière. Cette porte donne, très curieusement, sur un espace voûté et décoré de fresques dont des vestiges sont conservés du côté nord et surtout sur la voûte : du côté du mur : des drapés ( ?) ; sur la voûte, trois médaillons présentant une fleur à huit pétales, un arbre stylisé ( ?) et une autre fleur à huit pétales, le tout entouré d’une bordure se terminant au nord par un arrondi.
Cette voûte est le reste d’une chapelle souvenir aménagée au 18e siècle ; elle est axée nord-sud alors que l’église est est-ouest. L’aménagement d’une chapelle souvenir lors de la transformation en édifice profane se retrouve aussi à Grossa.


Déjà occupée à l’époque romaine, la vallée d’Ostricone, sans doute exposée aux invasions mais aussi à la malaria, était déjà en régression au début du 16e siècle et l’église connut une destruction avant le 17e siècle.

Bibliographie

Istria D., Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse, XIe-XIVe siècle, 2005, p. 123
Les églises piévanes de Corse de l’époque romaine au Moyen Age, XVII La piévanie d’Ostriconi, Cahiers Corsica, 158-159, 1993, p. 155-168
Michel F., Pasqualaggi D., Carte archéologique de la Gaule, la Corse, 2013, p. 255
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t.1 p. 70, t. 2 p. 233