Poggio-Marinaccio: Biaggio

L’église paroissiale San Biaggio a connu de grandes transformations mais ses origines romanes sont encore bien visibles. La chapelle de confrérie toute proche est décorée de fresques découvertes récemment.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Poggio-Marinaccio
Chapelle:
San Biaggio
Pieve:
Ampugnani
Diocèse:
Accia

Coordonnées Google Earth:
42°26’02.61"N 9°21’12.85"E
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Coordonées GPS:
42°26.042€™N 9°21.216â€E
Altitude:
446 m

Carte IGN:
Vescovato 4349 OT, au sud du village, point 4238,3-577,6 marqué San Biaggio chap.

Accessibilité:
au sud du village, itinéraire fléché : petite route bétonnée mène à  la chapelle

Modalités de visite:
accessible

Datation:
9e, 18e siècle
Dimensions:
14,80 m x 5,90 m

Classement monument historique:
inv. préliminaire*
27/06/2017:
03/10/2015 avec Elizabeth Pardon

Galerie

Historique et description

L’église paroissiale San Biaggio s’élève en contre-bas du village de Poggio-Marinaccio au milieu du cimetière entouré d’un muret.


Des transformations assez lourdes ont modifié l’aspect roman initial : à l’époque baroque, l’église a été inversée c’est-à-dire que l’on a fermé l’accès de la façade ouest pur y installer l’autel tandis que l’abside semi-circulaire se situant à l’est a été en partie abattue au profit d’ un portique d’entrée.
De plus une chapelle latérale a été construite du côté nord.
Malgré ces travaux, l’édifice a gardé des parties romanes nettement identifiables à l’extérieur, l’intérieur étant entièrement crépi.


Sur la façade occidentale, la porte d’entrée a simplement été obturée comme la croix ajourée. On distingue donc très bien les grands blocs marquant les piédroits, le linteau monolithe et l’arc de décharge fait de claveaux de couleurs légèrement différentes.
Les premières assises des murs, surtout visibles à l’angle nord-ouest, sont composées de pierres plates et longues mises en assises régulières.
Sur le côté nord, ces assises sont complétées par des blocs plus grands. Les angles sont chainés par des blocs quadrangulaires parfois imposants.
Ce type d’appareillage pourrait dater du 9e siècle.
Le côté sud est entièrement crépi mais on peut discerner, au-dessus, de la porte actuelle, un linteau arrondi. La porte semble avoir été un peu décalée par rapport à la porte d’origine.
Du côté est, il reste l’amorce de l’abside abattue au profit d’un portique d’entrée.


A l’intérieur, on perçoit encore le départ de la voûte s’ouvrant sur un arc triomphal dissimulé sous le plafonnage. Seules deux consoles sont encore bien visibles.
La nef unique, de 14,80 m x 5,90 m, est couverte d’une charpente aux consoles joliment moulurées.
Sur l’autel, un beau tableau du 17e siècle présente l’apparition de la Vierge à St Pierre, St Blaise, St Michel et Ste Lucie.
En 1646, les transformations n’avaient pas encore eu lieu car Mgr Marliani mentionne que l’autel dédié à Saint Blaise, fêté le 3 février, n’est pas très grand.
En léger contre-bas de l’église, la chapelle de confrérie Saint Croix a été récemment dégagée et des fresques ont été découvertes au-dessus de l’autel, soit un long bandeau faisant la largeur de l’édifice.
Au centre, une Vierge à l’Enfant, entourée de Saints présentés debout et séparé par des lignes verticales.
Les deux personnages de gauche sont les mieux conservés : près la Vierge, un évêque tenant une crosse d’une main et de l’autre une sorte de petit sac, peut-être Saint Blaise, et Saint Michel auréolé foulant au pied un dragon et tenant bâton (ou une lance) de la main gauche et de la droite une balance.
De l’autre côté de la Vierge, Saint François et peut-être Saint Roc.
Les trais sont fins et les coloris très chauds.
Le décor est particulièrement soigné, notamment les bandes encadrant et séparant les personnages. On discerne une sorte de damassé tout en transparence.

Bibliographie

Moracchini-Mazel G., Corsica Sacra, 2004, p. 141-142
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t.2 p. 290

Internet

Culture.gov.fr/public/mistral/merimee_fr
Site de la commune

verges.jeanmarie.free.fr