Prato di Giovellina: Cervone

Les ruines de l’église San Cervone sont enserrées entre deux constructions du hameau de Line, aujourd’hui complètement abandonné, en contrebas de la tour de Mont’Albano. Joli but de promenade pleine de charme.

 

 

Situation géographiqueImprimer

Village:
Prato-di-Giovellina
Chapelle:
Cervone
Pieve:
Giovellina
Diocèse:
Aleria

Coordonnées Google Earth:
42°25’33.52"N 9°10’26.45"E
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Coordonées GPS:
42°25.559’N 9°10.442’E
Altitude:
382 m

Carte IGN:
Corte Monte Cinto 4250 OT point 4237,7-561,7 marqué Line rnes

Accessibilité:
Avant Prato-di-Giovellina sur la D118, prendre le sentier vers la tour de Mont’Albano. Au pied de la tour, prendre le sentier qui plonge vers le Nord. Le suivre pendant un petit quart d’heure.

Modalités de visite:
accessible

Datation:
fin 10e siècle
Dimensions:
env. 6m x 4,30 m

Classement monument historique:
Non
28/04/2017:
24/05/2016

Galerie

Historique et description

Le site de Prato-di-Giovellina, fief des Amondaschi puissante famille féodale, recèle des vestiges importants : le castello de Serravalle  (repris sur la commune de Piediggriggio) dont l’imposante tour était en communication avec celle de Mont’Albano et deux édifices religieux des 10e et 11e siècles situés à 5 min de marche l’un de l’autre : San Cervone et la Tribuna.
Nous décrirons ici l’église San Cervone ou du moins ce qu’il en reste, c’est-à-dire la façade occidentale et le mur sud.
Ces vestiges sont insérés entre deux constructions plus tardives appartenant à l’ancien hameau de Line dont on peut encore visiter les émouvantes maisons en ruines, notamment une maison-forte avec un pilier au centre et un four à pain. D. Istria signale qu’en 1454, on comptait cinq feux autour de l’église San Cervone. Plus tard, en 1589, Mgr Mascardi nous apprend que l’église est abandonnée et que les évêques d’Omessa résidaient à San Cervone.

L’abside a complètement disparu et les  pierres ont été utilisées lors de la construction ou la reconstruction du hameau de Line, les murs sud et ouest ont été englobé dans le nouvel aménagement tout en respectant l’espace interne de l’édifice.
Le mur sud, conservé sur une longueur d’environ 5 bons mètres, présente un parement intérieur de petites pierres bien taillées et plus ou moins bien disposées avec, à quelques endroits, un chaînage de dalles plus grandes. Les trous de charpente sont apparents. Le tout est datable de la fin du 10e siècle pour G. Moracchini-Mazel.
La façade occidentale est percée d’une porte centrale simplement surmontée d’un long linteau monolithe. Vu l’état de cette façade, on ne peut rien en dire de plus. Il semble pourtant que l’édifice devait être relativement simple : pas de consoles sous le linteau, alignement des pierres non rigoureux. L’angle nord-ouest présente deux appareillages différents : si le bas du mur est composé de grosses pierres de dimensions différentes mais agencées de pierre grise, la partie supérieure est formée de pierres plus claires de plus petites dimensions. Sans doute, est-ce le résultat d’un remaniement ou d’une reconstruction partielle.
Le village se trouve en contrebas de la tour Mont’Albano, elle-même en contact visuel avec le château de Serravalle, constituant ainsi un excellent système de guet et de défense.
La visite de la tour et du village compensent le pauvre état de conservation de l’église San Cervone et constitue un excellent but de promenade (à combiner pour les courageux avec le château de Serravalle) donnant un bon aperçu des pouvoirs civils et religieux en Corse au Moyen Age.

Bibliographie

Istria D., Pouvoirs et fortifications dans le Nord de la Corse, XIe-XIVe siècle, 2005, p. 120
Le castello et la rocca féodale en Corse, VIII Le castello de Serravalle à Piedigriggio, Cahier corsica 214, 2004, fig. 199-204
Moracchini-Mazel G., Corsica Sacra, 2004, p. 245
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1976, t.1 p. 40, t.2 p. 300

Internet

Elizabethpardon.hautetfort.com/archive/2014/03/16/pieve-di-ghuvellina
France-romane.com