

Une petite maisonnette édifiée le long de la route est construite avec les blocs de l’ancienne chapelle pisane Saint Pancrace située jadis à proximité. Il ne reste aucun autre vestige de l’ancien édifice.
Situé sur la commune de Furiani, le lieu-dit Saint Pancrace abrite aujourd’hui un grand centre commercial et d’autres installations, comme une série de tennis. Jadis, s’élevait là une chapelle romane mentionnée par Mgr Marliani en 1646 : la chapelle Saint Pancrace, annexe de la piévanie, se trouvait à la plage à un demi-mille du pays . On y célébrait le 12 mai avec le concours du peuple.
A part le toponyme du lieu, il ne reste de l’édifice roman aucun autre vestige sur place car l’emplacement a été recouvert par les tennis construits dernièrement.
Mais à une dizaine de mètres de là, une petite maison, en bordure de la route, a un aspect bien curieux : la régularité des blocs utilisés, leur taille et leur couleur trahissent leur provenance. Il s’agit, sans aucun doute, des pierres de l’ancien édifice du 12e siècle.
On peut apercevoir des grandes dalles remontées en alternance avec des pierres moyennes. A la base des murs, on peut encore reconnaître des pierres moulurées qui devaient sans doute souligner le soubassement. Aucune autre pierre travaillée n’est visible.
La petite maison est entourée d’un petit jardin soigneusement entretenu par son locataire.
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t. 2 p. 216