Pietricaggio: Quilico

Située dans un superbe cadre, l’église San Quilico témoigne de tous les éléments traditionnels d’une église romane du 11e siècle avec des petites particularités comme des gravures sur le mur sud et un linteau orné d’une croix. Située à la croisée de chemins de randonnée, elle mérite un arrêt.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Pietricaggio
Chapelle:
San Quilico
Pieve:
Alesani
Diocèse:
Aleria

Coordonnées Google Earth:
42°20’27.82"N 9°23’04.74"E
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Coordonées GPS:
42°20.462’N 9°23.077’E
Altitude:
627 m

Carte IGN:
Cervione 4351 OT point 4230,5-580 marqué chap. rnee

Accessibilité:
prendre la D17 de Pietricaggio vers Piobetta. Dans un tournant, prendre un chemin bétonné qui descend assez fort. Fléché cimetière et San Quilico

Modalités de visite:
accessible

Datation:
premier quart 11e siècle

Dimensions:
9,57 m x 4,62 m

Classement monument historique:
24/08/2017:
10/05/2016

Historique et description

Entourée de tombes, la chapelle San Quilico occupe une sorte de terrasse au milieu de superbes châtaigniers. Ancienne église piévane d’Alesani, elle devait se situer à la croisée de sentiers convertis actuellement en sentiers de randonnées.

Récemment, les ruines ont été restaurées, les murs consolidées et le sol doté d’un nouveau carrelage dans lequel l’emplacement de caveaux ou de l’arca est repris.

San Quilico présente un plan tout à fait traditionnel  et, élément rare, ne semble pas voir connu de réfections ou modifications : une nef unique, ici de 9,57 m x 4,62 m, se terminant par une abside semi-circulaire voûtée en cul de four s’ouvrant par un arc triomphal composé de beaux claveaux aux nuances différentes. La petite fenêtre absidiale est surmontée d’une archivolte en demi-cercle avec un simple trait gravé.

Les murs sont appareillés de pierre en schiste gris aussi régulièrement taillés que disposés.

Seul le mur de façade occidentale est composé de dalles de revêtement plus grandes. Le mur de l’abside est, quant à lui, construit d’un appareil plus petit avec un chaînage de dalles larges. A l’extérieur, il présente une corniche faite d’un mince bandeau de pierres débordant du mur.

La porte du mur occidental est surmontée d’une archivolte monolithe avec un tympan nu reposant sur deux linteaux. Les piédroits sont monolithes. Geneviève Moracchini-Mazel note que le tympan porte encore les traces d’enduit de peinture à fresques. La porte nord est plus intéressante encore puisqu’elle est surmontée d’un linteau triangulaire orné au centre d’une croix grecque en relief. Une petite bordure souligne le tracé du triangle.

Autre particularité : plusieurs gravures émaillent le mur sud. On peut y voir des arcades qui ressemblent à celles de Pietra di Verde.

Enfin dernier petit détail : dans l’abside, à droite de la fenêtre, une autre gravure fait penser à un arbre de vie ou à un palmier comme à Salice.

En 1589, Mgr Mascardi la trouve fort grande pour la population : son toit est en charpente, ses murs en pierre et en chaux comportent des trous (de charpente); le mur du fond de l’abside présente une fissure et menace ruine; il y a deux portes, deux fenêtres et l’autel est placé sous une abside peinte en partie; un cimetière entoure l’église, deux cloches sont suspendues à une poutre.

Plus tard, Mgr Spinola notait que l’église champêtre San Quilico était la piévanie où l’on ne célébrait que les jours de la fête.

La chapelle figure encore sur un plan cadastral de 1855 mais on ne sait pas à quel moment elle fut abandonnée.

 

Bibliographie

Moracchini-Mazel G., Corsica Sacra, 2004, p. 240

Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t.1 p. 64, t.2 p. 314