Bisinchi: Quilico

Isolée sur un plateau à 750 m d’altitude, la chapelle San Quilico bénéficie d’un paysage superbe. Elle remonterait, d’après les études de G. Moracchini-Mazel, au 7e siècle comme semble l’indiquer son mode de construction.

 

 

Situation géographiqueImprimer

Village:
Bisinchi
Chapelle:
San Quilico
Pieve:
Rostino
Diocèse:
Accia

Coordonnées Google Earth:
42°28’47.73"N 9°19’52.20"E
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Coordonées GPS:
42°28.797’N 9°19.869’E
Altitude:
754 m

Carte IGN:
Vescovato 4349 OT, point 4243,2-574 au-dessus de Bisinchi

Accessibilité:
à Bisinchi monter par le chemin qui part de l’église vers Alma puis suivre sentier balisé en orange (d’abord sentier puis chemin).Compter une bonne demi-heure Modalité de visite : en pleine nature, accessible

Modalités de visite:
en pleine nature, accessible

Datation:
7e siècle (Moracchini-Mazel) ; 11e siècle (Quilici) ; 12e siècle (Coroneo)

Dimensions:
10,30 m x 3,95 m

Classement monument historique:
-
27/04/2017:
04/09/2016

Historique et description

Bisinchi compte plusieurs chapelles romanes réparties de part et d’autre de l’actuelle route D 915 : San Ilario, San Andrea, San Michele (dont il ne reste qu’un tympan sculpté). San Quilico se situe plus en hauteur, perdue en pleine nature, sur un plateau surplombant le village. La vue y est splendide sur la vallée du Golo, les montagnes environnantes et la chapelle San Toma de Pastoreccia.

L’édifice, consolidé par la FAGEC, n’a plus de toiture mais les murs sont conservés presque sur la totalité de leur hauteur sauf ceux de l’abside. Construit de petites pierres éclatées avec par endroits des pierres blanches qui contrastent, il se termine par une abside orientée à l’est. On pénètre dans la nef de 10,30 m sur 3,95 m par la porte percée dans la façade ouest. Cette porte est surmontée d’un imposant linteau triangulaire monolithe et est encadrée de blocs taillés plus soigneusement que les pierres utilisées dans les murs ; ils sont aussi plus grands. Une seule fenêtre, située dans le mur sud, éclairait l’intérieur (à part sans doute la fenêtre meurtrière absidiale non conservée) : elle est recouverte d’une pierre plate et d’une alternance de pierres éclatées et de blocs de tuffeau.
L’arc triomphal devait être composé de claveaux en tuffeau si l’on se base sur les éléments encore en place. L’autel a été reconstitué ainsi que les banquettes courant le long des murs.

Le mode de construction se rapproche de celui de San Petriculo d’Accia ce qui induirait une datation assez ancienne, peut-être 7e siècle selon Geneviève Moracchini-Mazel. D’autres pensent que cette chapelle aurait été construite au 11e siècle par les marquis de Massa (Quilici) ou même au 12e siècle (Coroneo).

Toujours est-il que la première mention concernant la chapelle date de 1154 : confirmation par Anastase IV des biens appartenant au monastère bénédictin de Venerio del Tino. Plus tard, en 1231, le pape Grégoire IX confirme au monastère la possession de la chapelle San Quilico qui semble traverser le temps puisqu’ en 1646 Mgr Marliani écrit que le titulaire du bénéfice de San Quilico payait 70 livres aux Olivétains de Porto Venere.

Dernier élément concernant l’histoire du lieu : l’ancien plan cadastral de 1877 mentionne que le lieu-dit San Quilico a été dévasté par un terrible glissement de terrain le 30 mars 1875. Mais on ne connait pas l’impact de celui-ci sur la chapelle elle-même.

 

Bibliographie

Coroneo R., Chiese romaniche della Corsica, 2006, p. 118
Moracchini-Mazel G., Corsica Sacra, 2004, p. 298
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t.1 p. 23, t.2 p. 297, 434-435
Quilici T., Mannoni J.-P., Pieve di Rustinu, 2011, p. 271-272