Santa Maria Poggio: San Pancrazio

Isolée dans les bois, la chapelle San Pancrazio est entièrement crépie et parait intemporelle pourtant ses origines pourraient remonter au 10 e siècle mais il n’en reste plus de traces.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Santa Maria Poggio
Chapelle:
San Pancrazio
Pieve:
Moriani
Diocèse:
Mariana

Coordonnées Google Earth:
42°20'57.80"N 9°30'06.66"E
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Coordonées GPS:
42°20.962'N 9°30.111'E
Altitude:
193 m

Carte IGN:
Cervione 4351 OT, point 4231,5-589,6 marqué chap. San Pancrazio

Accessibilité:
Le long de la route D 334 reliant Santa Maria Poggio à la plaine

Modalités de visite:
extérieur accessible

Datation:
fondation 10e siècle

Dimensions:
environ 14 m x 5,65 m (mesures extérieures)

Classement monument historique:
inv. préliminaire
21/10/2017:
13/09/2016

Historique et description

Située sur la D 334 dans un environnement boisé, la chapelle San Pancrace n’attire pas l’attention. Elle paraît sans caractère particulier et intemporelle étant complètement crépie. Elle appartenait pourtant au monastère de Monte-Cristo selon la donation de Guiglielmo de 936 puis, après 1232, elle fut transférée au monastère San Michele in Borgo. Plus tard, en 1646, Mgr Marliani la décrit en bien mauvais état. Ce n’est qu’au 18e siècle que des travaux furent effectués : l’abside est abattue et le plan est retourné, la porte d’entrée étant aménagée à l’est. Au début du 19e siècle, le chœur est allongé et orné de peintures monumentales.

Les dimensions de la chapelle primitive, difficile à dater, pourrait être de 14 m de long sur 5,65 m (dimensions extérieures), longueur portée à 18,75 m.

Geneviève Moracchini-Mazel signale que le seuil de la porte est le remploi d’un linteau en bâtière dont la taille paraît ancienne. Est-ce là un vestige de la chapelle du 10e siècle ?

Peut-être.

A l’ouest de la chapelle, de l’autre côté de la route, s’élèvent les ruines d’une maison à étage qui, selon la tradition, aurait hébergé des religieux puis un ermite. Geneviève Moracchini-Mazel décrit les fresques ornant un mur de l’étage, fresques qu’elle qualifie de maladroites et de vilaines (17e ou 18e siècle) et qui ont disparu aujourd’hui : une crucifixion, San Michele, Santa Maria Assunta entourée d’un martyr, de San Pancrazio et d’un ecclésiastique tonsuré et vêtu de rouge, agenouillé sur un prie-Dieu. La Vierge remet un chapelet à San Pancrazio porteur d’une palme et d’une lance.

Bibliographie

Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t. 2 p. 232, 418-419

Internet

Culture.gouv.fr/public/mistral/merimee­_fr
Verges.jeanmarie.free.fr