Scata-San Damiano: Pancrazio

La chapelle San Pancrazio se dresse dans un écrin de verdure sur une plate-forme dégagée. Reconstruite à deux reprises, elle garde pourtant toutes les caractéristiques d’une chapelle romane.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Scata-San Damiano
Chapelle:
San Pancrazio
Pieve:
Ampugnani
Diocèse:
Accia

Coordonnées Google Earth:
42°24’54.67"N 9°24’54.33"E
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Coordonées GPS:
42°24.911'N 9°24.908'E
Altitude:
617 m

Carte IGN:
Vescovato 4349 OT, au nord du Mont d'Olmo, point 4238,5-582,4 marqué égl. San Pancrazio

Accessibilité:
à San Damiano, longer le cimetière et suivre un large chemin; près d'une bergerie continuer sur le chemin qui descend, passer sous les fils à haute tension et descendre jusqu'à la chapelle (20 min)

Modalités de visite:
extérieur accessible

Datation:
début 10e s. (Moracchini); Moyen Age; 1687; 1994
Dimensions:
10,20 m x 4,25 m

Classement monument historique:
inv. préliminaire
28/06/2017:
04/09/2016 guidé par Monsieur Lucien Sicurani

Galerie

Historique et description

Chercher la chapelle San Pancrazio implique de pénétrer dans la Castagniccia profonde et si belle avec ses forêts de châtaigniers et de chênes verts.

C’est pourtant sur une plate-forme bien dégagée que la chapelle est érigée. Son histoire, comme celle de bien d’autres édifices, fut rythmée par des fortunes diverses. L’édifice que l’on peut découvrir aujourd’hui est le fruit de deux reconstructions, l’une en 1687 et l’autre, plus récente, de 1994.

Il fut construit pourtant bien auparavant, vers le 10e siècle selon Geneviève Moracchini-Mazel qui se base sur les claveaux de la porte occidentale et qui ajoute que cette chapelle était dédiée à San Damiano Vecchio et à San Pancrazio. Pour d’autres, l’édifice daterait du milieu du Moyen-Age. Quoiqu’il en soit, il présente des éléments typiquement romans : son emplacement sur une belle plate-forme qui devait jouir d’une  vue remarquable (aujourd’hui perturbée par la végétation), son orientation est-ouest, la présence d’une abside semi-circulaire à la voûte en cul de four, sa fenêtre absidiale, la porte occidentale surmontée d’un arc et, enfin, le grand claveau de la porte occidentale portant deux traits gravés soulignant la courbe de l’arc. Le bas du mur nord est intéressant car il présente quelques assises de petites pierres taillées disposées plus ou moins régulièrement.

L’église piévane fut abandonnée avec le temps, sans doute jugée trop éloignée, puis remaniée en 1687 par le maître maçon Antonio comme en témoigne l’inscription gravée près de l’angle sud-ouest.

A nouveau complètement désertée, elle tomba en ruines et fut refaite en se basant sur le tracé des murs. Toute l’élévation, y compris l’arc triomphal, a été refaite avec l’aide de l’ASCO, le vitrail fut d’ailleurs offert par Stéphane Massiani.

La pierre d’autel et le bénitier ont été récupérés dans les décombres ainsi que le beau tableau présentant Saint Pancrace entouré de Saint Côme (à gauche) et de Saint Damien (à droite). Il n’est pas impossible qu’à l’origine l’église piévane ait été dédiée aux trois Saints avec une préséance pour San Damiano.

Selon Monsieur Lucien Sicurani, il y avait trois arca sous le sol de la chapelle, l’une pour les hommes, une autre pour les femmes et une troisième pour les enfants. Le nouveau pavement n’en porte plus aucune trace.

Reconsacrée en 1994, on y célèbre à certaines occasions.

Bibliographie

Moracchini-Mazel G., Corsica Sacra, 2004, p. 310
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t.2 p. 291

 

Internet

A.S.C.O.
Culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr