Sotta: Sa Ursula

Les ruines de Santa Ursula se distinguent à peine dans une nature envahissante. Pourtant, elles sont intéressantes car on y perçoit encore le mouvement d’une voûte en pierre comme à San Quilico de Montilati.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Sotta, hameau de Petra Longa Filippi
Chapelle:
Santa Ursula
Pieve:
inconnu
Diocèse:
inconnu

Coordonnées Google Earth:
41°34'09.49''N 9°11'38.08''E
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Coordonées GPS:
41°34.158'N 9°11.647'E
Altitude:
78 m ( ?)

Carte IGN:
Porto Vecchio 4254 ET, au Nord de Sotta, point 4142,4-572,1 marqué Chap. Rnée

Accessibilité:
par la D 159, au hameau, dans un grand tournant prendre un chemin qui se poursuit en sentier de randonnée : la chapelle est un peu à  l'écart

Modalités de visite:
dans une propriété privée

Datation:
milieu 11e siècle
Dimensions:
5,20 m x 3,22

Classement monument historique:
non
21/10/2017:
05/05/2015

Galerie

Historique et description

Perdue au milieu de la végétation et d’un chaos de rochers, la chapelle Santa Ursula semble écrasée par la nature qui l’enserre.
Elle a beaucoup souffert et seul le mur nord est presque intact.


L’abside, située à l’est, s’est écroulée mais il reste suffisamment d’assises pour en percevoir le mouvement semi-circulaire. Elle était sans doute recouverte d’une voûte en cul de four.
Du mur occidental, seul l’angle nord-ouest est encore debout sur une bonne hauteur. Une porte, la seule qui se profile d’une façon certaine, y était percée et deux marches donnaient accès à la nef.
Le mur sud sert de soutènement car le niveau extérieur du sol est beaucoup plus haut que celui de la nef.
Cette dernière, de 5,20 m x 3,20 m, était recouverte d’une voûte en berceau comme à San Quilico de Montilati. Cette voûte est construite de petits blocs tandis que les murs présentent de blocs de granit à gros grains plus grands assemblés à joints vifs.
Les trous de charpente sont soit creusés dans les blocs même, soit dûs à l’écartement des blocs.


Si la voûte est comparable à celle de San Quilico de Montilati, le mode de construction supporte la comparaison avec Sant’Andrea de Figari et induirait une datation du milieu du 11e siècle.

Bibliographie

Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, 2, p. 390-391

Internet

verges.jeanmarie.free.fr