Vico: Santa Maria Assunta

Vico doit son importance au fait qu’elle succéda à Sagone comme centre de l’évêché en 1572. Il ne reste malheureusement aucune trace visible de l’époque romane car l’église a été reconstruite à plusieurs reprises (1680 et 1854).

Situation géographiqueImprimer

Village:
Vico
Chapelle:
Santa Maria Assunta
Pieve:
Vico
Diocèse:
Sagone

Coordonnées Google Earth:
42°10'02.28"N 8°48'04.10"E
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Coordonées GPS:
42°07.109’N 008°41.404’E
Altitude:
414 m

Carte IGN:
Vico Cargèse 4151 OT, dans village point 4207-533,35 sigle église

Accessibilité:
au coeur du village le long de la D 23

Modalités de visite:
ouvert

Datation:
ouvert
Dimensions:
fondation romane ; 19e siècle

Classement monument historique:
église reconstruite en 1854
22/10/2017:
14/05/2014

Galerie

Historique et description

L’église paroissiale actuelle, Santa Maria Assunta, est un bel exemple du passé parfois très mouvementé des édifices religieux.
Quelques textes nous permettent d’en retracer l’histoire.
Dominant le bassin du Liamone, Vico sort de l’ombre en 1572, lorsque le pape Grégoire XIII y fit transférer de Sagone, détruite depuis longtemps, le siège de l’évêché : l’église piévane reçoit le titre de procathédrale et les évêques viennent s’y installer.


L’église était encore romane à cette époque car Mgr Mascardi la décrit comme suit en 1587 : « elle possède une seule nef mais suffisamment grande pour le nombre d’habitants, un toit en charpente, des murs de pierres solidement construits avec beaucoup de trous (de charpente). Il n’y a pas de fenêtre, mais des ouvertures sur deux portes, celle de la façade réservée aux femmes, celle du côté de l’Epitre ( Ndlr : à droite pour l’assistance ) utilisée par les hommes.
A l’intérieur, une clôture sépare les hommes des femmes. Du côté de l’Evangile (Ndlr. à gauche pour l’assistance), il y a une petite chapelle voûtée avec autel. La piscine baptismale est posée du côté de l’Epitre sous une abside voûtée qui menace ruine ; de forme ronde elle est construite en brique et chaux et est dite vulgairement conca terrea ».
Cette description semble indiquer que l’église en question était conforme aux édifices romans-pisans avec trois absides et baptistère puisqu’elle était piévane avant de devenir cathédrale.


L’édifice aurait été reconstruit en 1680 comme en témoigne la légende d’un tableau : Baptême du Christ, tableau provenant de la chapelle de l’ancienne église fondée en 1680.
Enfin, dernière étape, l’édifice a été rebâti en mars 1854 par Mgr Xavier Toussaint Raphael Casanalli d’Istria.
C’est cet édifice que Bessières dessina quelques années plus tard :on y voit la cathédrale de style néo-classique entourée d’autres bâtiments qui ont disparu aujourd’hui.
A l’entrée de Vico, près du parking de l’église, se dresse actuellement une statue-menhir, dite d’Appriciani. Elle fut la première à être recensée par Prosper Mérimée.

Bibliographie

Bessières, Manuscrit, 1856, Bibliothèque de Bastia
Corse du Sud, Gallimard, 2009, p. 167
Costa L.-J., Monuments préhistoriques de Corse, 2009, p. 100
Guide bleu, 2009, p. 262
Mérimée P., Notes d’un voyage en Corse, 1840, p. 53
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t. 2 p. 273