Sant’ Andrea d’Orcino Andrea Vecchio

Il ne reste que des pans de murs de la première église de Sant’Andrea d’Orcino. Son emplacement, dominant la vallée de la Liscia, fait pendant à l’église San Giovanni Battista de Sari d’Orcino, située de l’autre côté des vallées.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Sant'Andrea d'Orcino
Chapelle:
Sant' Andrea Vecchio
Pieve:
Cinarca
Diocèse:
Sagone

Coordonnées Google Earth:
42°02'50.34"N 8°48'20.76"E
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Coordonées GPS:
42°02.839’N 008°48.346’E
Altitude:
225 m

Carte IGN:
Vico Cargèse 4151 OT, point 4193,4-535,3 marqué rnrs

Accessibilité:
en voiture ; dans le bas du village sur la D 101, prendre un chemin betonné qui mène au cimetière (croix) ; longer celui-ci et continuer jusqu'à  une chapelle funéraire ; les ruines sont un peu plus bas sur la droite

Modalités de visite:
accessible

Datation:
Moyen-Age
Dimensions:
environ 16 m x 5,40 m

Classement monument historique:
-
23/11/2020:
27/04/2018 première visite 13/05/2014

Galerie

Historique et description

Le village de Sant’Andrea d’Orcino, occupé depuis l’antiquité, domine la vallée de la Liscia.
Sa première église s’élevait en contre-bas du village actuel sur une petite plate-forme d’où la vue est très belle sur les vallées et sur l’église de Sari d’Orcino que l’on aperçoit dans le lointain. Elle est aujourd’hui ruinée.

Au temps de Mgr Mascardi (1587), Sant’Andrea se présentait avec deux portes mais n’avait pas de fenêtre et son maître-autel était placé sous une abside. Le desservant était le même que pour l’église de Canelle. À cette époque, elle était encore en fonction et présentait un plan conforme aux églises romanes. En 1846, elle est jugée “hors état” et il fut décidé de construire une nouvelle église plus près du village, dédiée elle-aussi à Sant’Andrea. Cette dernière fut inaugurée en 1873.

L’édifice roman se présente aujourd’hui comme un grand bâtiment rectangulaire d’environ 16 m de long pour 5,40 m de large et témoigne de nombreuses transformations.
Il ne reste comme vestige de sa fondation romane que les belles pierres bien équarries qui ont été réutilisées dans les murs et aux angles. La porte, située dans la façade, est encore marquée du côté gauche, le seul conservé, par des blocs roses et gris, alternance de matériaux que l’on retrouve aussi dans les angles, notamment l’angle nord-est.
L’édifice a été agrandi et reconstruit à différentes époques comme en témoignent le mélange de matériaux et les décrochements. Un contrefort a été construit du côté nord présentant une déclivité. L’abside évoquée par Mgr Mascardi a été remplacée par un chevet plat et l’intérieur a été recouvert d’enduit. Certaines parties ont conservé des éléments de décoration en stuc et un contrefort a été construit pour soutenir le côté nord au bord de la déclivité. Les murs atteignent aujourd’hui par endroits plusieurs mètres de haut.  Il n’est pas aisé de dater l’édifice étant donné son triste état. On peut suggérer que l’église, d’origine romane, a été agrandie et transformée au cours du 17e siècle.

 

Bibliographie

Deltour Ph., Levie Cl., Les édifices romans de la Corse, vol. 1, 2020, p. 167-168
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, p. 276
Restitution de l’étude de l’inventaire des communes du Cruzini-Cinarca, p. 15, 29