Letia: Letia : Cesario

San Cesario, dite Santi Sari ou encore San Tisaro est la chapelle romane la mieux conservée de Letia. Elle a  été transformée pour un usage agricole et seuls les bas des murs semblent d’origine. Elle présente encore le plan caractéristique des édifices romans.

 

Situation géographiqueImprimer

Village:
Letia
Chapelle:
Cesario dite Santi Sari
Pieve:
dite Santi Sariico
Diocèse:
Sagone

Coordonnées Google Earth:
42°10'46.33"N 8°49'09.65"E
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Coordonées GPS:
42°10.770’N 8°49.159’E
Altitude:
379 m

Carte IGN:
Vico Cargèse 4141 OT, au sud-ouest du hameau au sud-ouest du hameau de San Martinode San Martino, hameau de Letia, en contrebas de la D156

Accessibilité:
Prendre un sentier qui démarre dans la dernière propriété privée de Letia sur la route de Vico ; longer une bergerie et suivre une piste ; les ruines sont un peu sur la droite sur un plateau ; compter une vingtaine de minutes

Modalités de visite:

Datation:
fin du 10e-début du 11e siècle

Dimensions:
7,05 m x 3,57 m

Classement monument historique:
23/11/2020:
31/08/2017

Historique et description

Complètement abandonnées de nos jours, les ruines de San Tisaro ou Santi Sari, une déformation de san Cesario, se dressent sur un petit plateau dominant la vallée du Liamone à 378 m d’altitude. Elles sont entourées de grands chênes et d’oliviers ayant envahi d’anciennes planches, ou longues terrasses, jadis cultivées. Certaines de ces planches sont encore entretenues un peu plus haut que la chapelle et remontent jusqu’à la route.
Le plan est conforme à celui des édifices romans : l’abside semi-circulaire, orientée à l’Est, termine une nef unique de 7,05 m de long pour une largeur de 3,57 m.  L’épaisseur des murs est de 0,65 m. C’est donc un édifice de moyenne dimension qui pouvait accueillir les fidèles des environs. Actuellement, il n’y a qu’une seule porte qui y donne accès : celle-ci est nettement marquée dans le mur sud avec un seuil monolithe et des côtés avec une feuillure pour permettre la fermeture des vantaux. Le côté gauche est marqué dans le bas par un grand bloc alors que plus haut, ce sont des blocs de moyenne dimension.
Les murs témoignent de remaniements successifs. Si le bas des murs présente un appareillage de blocs moyens bien taillés et disposés en assises horizontales avec un blocage de petites pierres, le haut est visiblement reconstruit avec un mélange d’anciennes pierres et de moellons irréguliers.
Ce même mélange se retrouve au centre de l’abside dont la fenêtre centrale a été obturée et dans le mur occidental visiblement remonté mais sans avoir repris le tracé de la porte. Les angles sont marqués par des dalles plus importantes assurant le chaînage. Quelques trous de boulin sont encore visibles.
Sur une pierre de l’angle nord-ouest, on distingue des traits gravés évoquant un cavalier.
L’appareillage des murs extérieurs se rapproche de celui que l’on retrouve sur des édifices  de la fin du 10e-début du 11e siècle.  G. Moracchini-Mazel n’exclut pas l’idée d’une fondation à l’époque préromane.
L’intérieur de la chapelle est entièrement envahi par la végétation et, à travers les ronces, on peut discerner les restes de poutres qui ont soutenu un toit recouvert de tuiles. Il ne semble rien rester de l’arc triomphal.

Dans sa seconde vie, la chapelle a dû servir d’abri ou d’habitation avec une seule porte.

Bibliographie

Arrighi F.-A., Beretti Fr. (dir.), Le diocèse de Sagone in Vico-Sagone, Regards sur une terre et des hommes, 2016, p. 229
Deltour Ph., Levie Cl., Les édifices romans de la Corse, vol. 1, 2020, p. 132-133
Moracchini-Mazel G., Corsica Sacra, 2004,  p. 144