Lumio Sant' Ambrogio: Lumio, Sant’Ambrogio : Ambrogio

L’aspect de l’ancienne chapelle dédiée à sant’Ambrogio a fortement évolué au cours du temps. D’après le cartulaire de l’abbaye de San Venerio del Tino, elle existait déjà à la fin du XIe siècle et dépendait de San Nicolao de Spano. Elle donna son nom à la marine et est aujourd’hui englobée dans un complexe balnéaire. Seules quelques pierres attestent encore de son origine.

Situation géographiqueImprimer

Village:
Lumio
Chapelle:
Ambrogio
Pieve:
Aregno
Diocèse:
Aleria

Coordonnées Google Earth:
42°36'09.93"N 008°49'34.94"
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Coordonées GPS:
42°36.165’N 008°49.583’E
Altitude:
12 m

Carte IGN:
Calvi 4149 OT, dans la marine de Sant'Ambrogio point marqué Chap.

Accessibilité:
de la marina se diriger vers le parking puis vers les immeubles de villégiature ; la chapelle transformée est au bout à droite

Modalités de visite:
extérieur accessible

Datation:
fondation avant 10e siècle

Dimensions:
extérieures : 8 m x 6,00 m

Classement monument historique:
23/11/2020:
31/05/2018

Historique et description

On ne discerne presque plus les origines romanes de cet édifice englobé aujourd’hui dans les appartements dominant le port. A l’origine, la chapelle Sant’Ambrogio dépendait de San Nicolao de Spano et est citée dans le cartulaire de l’abbaye de San Venerio del Tino à qui elles ont été données à la fin du XIe siècle par le seigneur Ugo de Pino, donation confirmée par Guido, évêque de Savona, le 10 janvier 1182. En 1787, elle a été reconstruite partiellement avec de plus faibles dimensions pour le compte du monastère de San Venerio . Elle a peut-être été voûtée à ce moment, ce qui a nécessité la construction de contreforts. Avant cela, l’église est citée par Mgr Spinola qui la qualifie de « correcte quant à son édifice » mais sans être allé la visiter.

Transformée sans doute au XVIIIe siècle, elle a été abandonnée comme édifice religieux pour servir d’abri aux pêcheurs (photo de Geneviève Moracchini-Mazel prise en 1959). Ses murs renferment quelques pierres qui témoignent de l’époque romane : leur taille à angles droits et la façon dont ils sont disposés ne laissent pas beaucoup de doute. Ils apparaissent clairement malgré la restauration toute récente On remarque particulièrement bien les blocs de couleur rose et gris disposés dans le bas des murs ainsi que l’encadrement de la porte.
On ne peut que supposer les dimensions de la chapelle dans son état initial, probablement de petites dimensions : 8 m de long sur 6 m de large en mesures extérieures, ce qui laisserait supposer des dimensions intérieures de 6,50 m sur 4,60 m environ. Il n’est pas aisé de savoir s’il s’agit de l’édifice primitif en partie reconstruit ou s’il s’agit d’un remploi des matériaux. Le fait que les blocs romans se trouvent à la base des murs suggèrent la première hypothèse. Une photo prise en 1959, donc bien avant la rénovation liée à la construction du complexe immobilier, nous montre le côté oriental : dans le haut du mur on peut discerner, malgré un désordre apparent des pierres, le tracé d’une croix ajourée et l’encadrement de la porte marqué par des pierres bien équarries. Notons que l’orientation est restée plus au moins Est-Ouest. La porte étant à l’est, on peut supposer que le plan initial a été retourné comme dans d’autres cas.

Bibliographie

Deltour Ph., Levie Cl., Les édifices romans de la Corse, vol. 1, 2020, p. 69-70
Franzini A., Belgodere de Bagnaja L., Les visites pastorales en Balagne entre les XVIe et XVIIIe siècles, 2020, p. 625
Moracchini-Mazel G., Corsica Sacra, 2004, p. 245
Moracchini-Mazel G., Les églises romanes de Corse, 1967, t. 2 p. 344, 433-434